Contre les tests sur les animaux
Introduction
Lush est contre les tests sur les animaux
L’éthique de Lush est fermement engagée dans une politique qui exclut le fait de tester ses produits et ingrédients sur les animaux ou de recourir à des fournisseurs tiers qui pratiquent de tels tests en leur nom. Nous n’achetons en outre aucun ingrédient de tout fournisseur testant la moindre de ses matières premières sur les animaux pour n’importe quel motif, que ce soit dans les cosmétiques, l’alimentation, les produits pharmaceutiques ou tout autre domaine.Cette politique est unique en son genre et pionnière d’une nouvelle façon de faire cesser les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques. Lush mène sa propre politique de boycott de fournisseur. Tous nos fournisseurs doivent signer une déclaration stipulant qu’ils adhèrent à notre charte. Cette déclaration est réexpédiée annuellement et est répétée à chaque commande d’ingrédients. De plus, la chaîne d’approvisionnement est inspectée par un consultant indépendant pour nous assurer que nos fournisseurs restent conformes à cette charte.
La sécurité de nos produits
Nous croyons non seulement que les tests des cosmétiques sur les animaux ne sont pas nécessaires et éthiques, mais qu’ils sont peu fiables d'un point de vue scientifique. Nous voulons nous assurer que nos produits sont sans danger pour les humains. Nos produits sont donc évalués et testés par des volontaires. Nous procédons de cette manière car nous préférons utiliser des ingrédients naturels utilisés depuis longtemps dans les cosmétiques. Lorsque nous utilisons des ingrédients synthétiques, nous choisissons seulement ceux qui ont un rapport de sécurité prouvé.R.E.A.C.H.
Est-ce que LUSH fait campagne contre les tests sur les animaux ?
Nous soutenons le développement et la validation des méthodes de test n’impliquant pas les animaux et nous faisons activement campagne pour remplacer les expérimentations cruelles et démodées. Lush est également engagé à essayer d’empêcher l’utilisation d’animaux dans le plus important programme européen de tests sur les animaux, le programme REACH.Le président directeur de Lush, Mark Constantine, explique :
« Le public ne veut pas de tests sur les animaux dans les cosmétiques, ni sur les produits ni sur les ingrédients. Et puisque la législation REACH (qui autorise les tests des ingrédients pour la sûreté des humains) continue à être appliquée par le Parlement européen, nous sommes sûrs que l’utilisation d’animaux pour répondre à ces tests est toujours une réalité.»Andrew Butler, responsable des campagnes chez LUSH au Royaume-Uni, déclare :
«Comme vous le savez, nous avons notre propre politique contre les tests sur les animaux. Nous boycottons certains fournisseurs, ce qui signifie que nous n’achetons aucun ingrédient à tout fournisseur ou producteur qui teste quoi que ce soit sur les animaux pour n’importe quelle raison. Il s’agit d’une politique bien à nous qui se différencie de celle de la Coalition Européenne opérant sur la base d’une date butoir. Depuis de nombreuses années, nous avons efficacement mis en œuvre cette politique et celle-ci est auditée de manière indépendante par une agence externe. En plus de cela, nous obligeons tous nos fournisseurs à renouveler cet engagement chaque année. Cependant, dans le contexte de la législation REACH (contre laquelle Greenpeace a fait pression) imposant que tous les ingrédients soient testés sur les animaux, et du 7ème amendement à la directive sur les cosmétiques en Union européenne interdisant les expérimentations animales concernant les ingrédients cosmétiques, cette politique, ainsi que bien entendu toutes les politiques «sans cruauté», devront être révisées au cours des prochaines années. C’est une chose sur laquelle nous travaillons déjà avec pour objectif une politique se concentrant sur le financement et les validations des tests qui ne soient pas effectués sur les animaux. Je serai très heureux m’adresser aux personnes qui vous posent directement ces questions étant donné qu’il s’agit d’un sujet compliqué.»NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE AIDE !
Cela fait des années que nous tentons de lutter contre les difficultés suscitées par REACH et l’expérimentation animale et, pour être honnête, nous sommes un peu dans une impasse. Nous avons fait tout ce que nous avons pu pour s’assurer de ne pas être forcés à contribuer aux tests sur les animaux, que ce soit de l’envoi de pétitions au Parlement à l’action directe, mais REACH approche à grands pas sans que le public n’en soit vraiment informé et nos fournisseurs d’ingrédients pourraient être, selon la loi, obligés de participer à ces tests sur les animaux.Que pouvons-nous TOUS faire pour stopper cela ?
Nous aimerions vous écouter, connaitre vos idées pour agir, qu’il s’agisse de quelque chose que nous pouvons tous faire en tant qu’individus, d’une campagne dans nos magasins ou d’une protestation publique.Allez, on fait bouger les choses !
L'interdiction des tests sur les animaux pour les ingrédients cosmétiques cache une augmentation massive des tests sur les animaux en Europe.
Le 15 janvier 2003, la Directive européenne sur les cosmétiques a été modifiée dans le but d'interdire les tests sur les animaux pour les ingrédients cosmétiques.
Pour les entreprises, groupes d’action et individus qui s’étaient battus contre les tests sur les animaux, ce fut une victoire significative, célébrée comme telle.
Cette interdiction a été rendue possible car le public européen a été sensibilisé au contenu des tests endurés par les animaux pour leur maquillage et leurs produits d’hygiène, et ce sont ces consommateurs qui ont exigé que les animaux ne souffrent pas et ne meurent pas pour eux.
Il est désormais considéré comme acquis que les tests sur les animaux pour les produits cosmétiques appartiennent au passé, qu’aucune entreprise ne s’y prête plus et qu’ils sont interdits de fait.
Cela serait largement vrai s’il n’y avait pas un nouveau dispositif législatif européen dénommé REACH (enregistrement, évaluation et autorisation de substances chimiques). Les buts de REACH sont louables : s’assurer que les produits chimiques soient mieux réglementés de manière à ce que ceux qui sont dangereux pour notre santé ou l’environnement soient restreints dans leur usage. Néanmoins, la sûreté des produits chimiques sera déterminée à partir de données récoltées sur les animaux, et si un produit chimique n’a jamais été testé sur les animaux, alors de tels tests devront être menés.
La grande majorité des 8000 et quelques ingrédients utilisés par les fabricants de cosmétiques vont donc être concernés par REACH. Concrètement, c'est le cas de tout ingrédient ayant subi le moindre « traitement chimique » et l’on trouve actuellement 143000 substances sur la liste. Par exemple, la lavande est exemptée de test mais pas l’huile essentielle de lavande. Et ce sont précisément les ingrédients les plus naturels, généralement ceux que préfèrent utiliser les entreprises opposées aux tests sur les animaux, qui sont le plus susceptibles d’être testés sur les animaux maintenant alors qu’ils ne l’étaient pas auparavant.
Les tests sur les animaux sont un indicateur peu fiable de la manière dont une substance va réagir sur le corps humain ou l’environnement. En effet, bien souvent les autorités réglementaires qui compilent des données récoltées sur les animaux concluent à l’absence de certitude quant aux résultats obtenus pour une substance étudiée, et demandent à ce que d’autres tests sur animaux soient conduits pour se prononcer. Nous craignons que cela soit le cas avec REACH ; non seulement cela marquera la fin de tous les cosmétiques sans cruauté et la fin du libre choix des consommateurs qui préfèrent ces produits, mais en plus, ces tests étant inappropriés, cela ne conduira pas à mettre sur le marché des produits plus sûrs ni à l’interdiction des substances dangereuses.
Lush est déterminé à mettre en avant tous ces arguments dans son réseau de boutiques, à inviter le public à participer au débat autour des tests sur les animaux et des produits qu’ils achètent, et à mettre les hommes politiques devant leurs responsabilités : comment peuvent-ils d’un côté interdire les tests sur les animaux pour les cosmétiques, et de l’autre imposer des tests sur les animaux pour tous les ingrédients existants ?
